Dessous les pavés, c'est la plage

Paris Montmatre en mobylette, un souffle étoilé dans le dos

jeudi 24 avril

time does not cut deep but cuts most absurdely

Si tu passes ici, j'ai un peu honte, alors je le dis lâchement, ici.

Du temps du soupçon j'ai gardé le mot de passe de ta boîte mail, celui de ton répondeur téléphonique.
C'est ainsi que j'ai vu, lu, entendu votre amour, c'est ainsi que le nôtre s'est terminé.
C'est ainsi qu'aujourd'hui, car la plaie ne doit pas être encore entièrement pansée, je vois que votre fin se profile. Quelques mois encore, tu le sais bien. C'est ainsi qu'aujourd'hui je vois ce que tu n'as jamais osé me dire, ce que tu n'oseras jamais puisque tu es la personne la plus lâche que j'ai connue : "je fais l'amour avec elle, je l'embrasse, je la désire, j'en suis amoureuse".
Peut être que ces mots de ta bouche m'auraient fait perdre ces fameux mots de passe. Enfin, je n'espère plus.
La seule interrogation qui reste, qui restera, c'est "ai-je touché ton corps ai-je désiré ton corps ai-je étreint et mordu tes lèvres alors que déjà tu la touchais, elle te touchait, peut importe, alors que déjà tu lui faisais l'amour?"

La seule chose qui reste. Je m'en veux de garder de toi le reste d'une égratinure, non, j'en veux à cette égratinure de n'être pas encore tout à fait indolore.

Posté par nancy my dear à 20:58:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 mars

Between the click of the light and the start of the dream

Aujourd'hui fait partie de ces jours où je me dis "postons quelque chose sur ce blog".

Le mystère reste entier : les derniers articles furent-ils en fin, furent-ils lus? J'aime bien ne pas savoir. En vain, en tout cas, non.

J'écoute les Concretes. Le concert était génial. Le notre, je veux dire. J'écoute Arcade Fire aussi. Je suis tellement transcendée par la musique que je ressens le besoin de le crier à la face de la terre. Mon Dieu, je sens une pointe de mauvaise foi dans ce que je viens de dire, les anciens tics reviennent. Il est si difficile d'être transparent à soi, comment être transparent aux autres? Et pourquoi même vouloir l'être? Est-ce que je voudrais l'être? Est-ce qu'il faut l'être?

Maintenant ce sont les Kills. J'aimerais bien être une Kills. Et savoir écrire, ou avoir quelque chose sur quoi écrire. Des chansons. On dit qu'il est plus facile d'écrire des chansons dans la malheur. Je ne suis pas dans le malheur, mais pourtant c'est faux. Il m'était plus facile d'écrire quand j'étais amoureuse. J'écrivais "je t'aime" et tout se déclinait. Je pouvais même faire semblant, écrire "je ne t'aime plus", écrire "aime moi encore". Est-ce que je savais écrire ou étaient-ce les certitudes? Il n'y a rien de plus  beau ni de plus triste à la fois que d'être amoureux.

F. s'est excusée, pour la première fois. Je crois que ce n'était rien d'autre qu'une comédie, comme celle que je joue tous les jours, ici en particulier. Peut importe, c'était important. F., si tu m'entends...

Toujours les Kills. J'aimerais savoir faire de la musique simpliste mais belle. Il n'y a rien de plus snob que de faire de la bonne musique avec trois pauvres accords. J'adore. Je voudrais faire du sale, du rugueux, du bruyant, du fougueux, du cynique, de la sueur, du rock'n'roll. Peu importent les mots et la poésie. L'énergie, l'énergie, l'énergie. Je voudrais avoir un talent. Et, je vous l'assure, cette phrase est tout ce qu'il y a de plus transparent.

Ça y est, les mots ne coulent plus. Arrêtons là.

A bientôt

Posté par nancy my dear à 21:00:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 13 février

Hit the button and escape.

J'écoute New Order et me revoilà.

Je ne pense jamais à cet endroit. Je suis simplement tombée ici en cherchant un moyen d'échapper à ma dissertation de philosophie. La nécessité de produire s'oppose-t-elle au désir de créer?

J'entends le micro onde, je fais réchauffer un plat tout fait, je sais pas faire la cuisine. Il est un peu tard pour manger, peut être, tant pis, je me suis levée tard, j'ai apporté les croissants, le jus d'orange et les Weetos. Idriss, plus tard, écrira. C'est une étrange image, Idriss qui écrit. Et puis je ne le connais même pas.

Hier soir - hier nuit plutôt - je suis entrée dans un lycée désaffecté. Il y avait des poupons qui traînaient dans chaque pièce. C'est fou comme les gens changent.

Mercredi prochain, je fais un concert. Oui, maintenant, c'est moi qui les fait. Coller sa bouche au micro et suer derrière sa guitare. Risible.

(plus tard) Il fait beau aujourd'hui. Ça me donne juste envie de partir. Partir, partir, partir et vivre. Quoi de plus joli que l'envie de vivre? Je suis sur la bonne voie. J'écoute New Order, peut être que je l'ai déjà dit. Je suis addict à myspace. Risible?

Je pense à Julien et Idriss, un peu à Félicie parfois. Julien et Idriss, ça a un côté ingénu et très joli. Félicie, c'est plus difficile - et puis non, même pas, je le dis juste parce qu'on croirait que c'est difficile. Je suis sans coeur, ou alors c'est juste les romans, les films et les chansons qui disent n'importe quoi.
" Ya no se canta como se cantaba ayer. Ya no se canta sin tu amor me moriré ".
C'est faux, tout ça. Le plus dur n'est pas de se relever mais de lâcher prise. Le plus dur, c'est de se dire "c'est fini." Une fois que le mot fin est prononcé, le chemin est très court. Mais je crois que j'ai déjà dit ça. J'ai une fâcheuse tendance à me répéter et à prendre le risque de paraître hantée, dépressive et torturée ; ce n'est pas du tout le cas. Je suis juste enfermée dans une sorte de cynisme permanent dès qu'il est question de ça.

En ai-je assez écrit? C'est drôle à écrire, mais j'ai à faire.

A bientôt.

Posté par nancy my dear à 15:38:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 05 janvier

He used to be alright. What happened?

Waw.

Retomber sur ces pages, c'est une expérience plutôt étrange. Je les avais oubliées. Vendues pour essayer de sauver l'amour, puis oubliées.

Ils sont étranges tous ces mots, qui se cherchent, qui s'élaborent, ils n'ont rien de naturel, il témoignent de ce que je voulais être et paraître. Ils sont puérils, tellement puérils. Bien sûr ils ont quelque chose de charmant. Je ne déplore pas. Je ne suis plus capable d'écrire comme ça, je veux dire de me forcer à écrire. Tout cela c'était il y a un ou deux ans. Maintenant l'amour es mort et ce... besoin de Paraître y était intimement attaché. On passe tous par là, n'est-ce pas? Je n'ai jamais aimé écrire. Jamais vraiment. J'aime juste avoir les yeux sur moi.

Je ne sais pas s'il faudrait que je recommence. Peut-être serait-ce un moyen pour moi de créer, peut importe quoi, je ne sais plus créer. J'ai beau poser un regard sceptique voir moqueur sur ce que j'ai pu faire à 15 ans, toujours est-il qu'à 15 ans je créais.

Quand l'amour est mort c'était moins dur que ce que j'avais imaginé. C'était plutôt un soulagement. Le plus grand malheur reste celui de s'accrocher à tout prix, je le sais à présent. Maintenant ça va, enfin je ne sais pas trop, je ne pleure jamais, sauf ce matin parce que j'ai raté un concert de Radiohead à la télé, d'ailleurs ces larmes m'ont surprises. Je ris, je souris, j'évite de trop penser ou de trop réfléchir. Sinon j'ai l'impression de ne rien faire, de laisser passer ma jeunesse. Alors je ne pense pas. Je ne suis pas malheureuse, vraiment, et je le dis haut et fort, je suis plutôt... blasée? Ce n'est pas tout à fait le mot. Je me lève sans trop savoir pourquoi, voilà tout. Mais ceci n'a rien d'un état dépressif.

Je n'ai plus hâte que d'une seule chose : partir. En fin d'année j'ai mon bac et je vais tout faire pour partir. Je ne veux plus connaître les mêmes rues, les mêmes visages, les mêmes bâtiments, les mêmes voix. Je veux une vie neuve.

Je reviendrai sûrement.

A bientôt.

Posté par nancy my dear à 12:31:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 06 février

Hope our luck is never ending

IMGP0830

Alors voilà, c'est terminé. Au moins cela ne dépérira plus, peut-être qu'un jour je reviendrai.

Il m'est impossible d'écrire ici en ayant la conscience d'être lue par quelqu'un que je connais, même si cette lecture était volontaire de ma part.

Alors au revoir, ici c'est fini, tant pis, tant mieux je n'en sais rien - encore.

F. je t'Aime, envers et contre tout.

Au revoir.

Posté par nancy my dear à 19:33:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 14 décembre

Le temps passe vide?

Lunettes___Route

Je suis depuis quelques semaines, quelques mois - peut-être même plus... Je suis en panne. En panne de beaucoup de choses.

Je voudrais créer mais il m'est impossible de savoir quoi.
Je voudrais créer mais il m'est difficile de m'extirper du médiocre.
Je veux créer. Elle est bien jolie cette phrase. Mais suffit-il de vouloir pour pouvoir? Suffit-il de s'attacher à ce que l'on voit? L'émotion ne naît-elle que du Beau? Je veux dire, du beau plastique, du beau évident. Faut-il chercher à créer le beau sous-jacent, celui qui émeut sans qu'on puisse l'identifier?

Peut-être suis-je trop dans cela.

Peut-être même que la création demande du travail, de la réflexion, peut-être que même les génies planchent sur une feuille blanche plus de dix minutes. Peut-être qu'il faut la patience, peut-être qu'il ne suffit pas de courir après les idées, peut-être faut-il se faire à l'idée de difficulté.

Enfin.

Je voudrais trouver une manière de mêler l'esprit et le corps. L'émotion et le corps. Non, pas de la danse, je ne sais pas. Je veux mêler des choses qu'il paraît impossible de mêler. Au prime abord. Depuis petite j'ai un rapport particulier avec la musique. Un rapport arithmétique, aussi bizarre que cela puisse me paraître. Sur un rapport de 5, comme les doigts de la main. Quand je m'ennuie écoutant de la musique, je cherche un rapport entre la musique, la phrase musicale et une partie de mon corps, principalement la main ; ou encore avec le décor, les bandes blanches sur l'autoroute, le nombre d'arbres ou le nombre de voitures... Enfin. Je suis peut-être, sûrement totalement inintéressante, mais j'ai besoin de formuler ce dont je viens de prendre conscience, même avec maladresse. Je suis sûre qu'un jour c'est sûr des détails anodins comme ceux-ci que je serai capable de bâtir quelque chose. Beau à l'extérieur, beau à l'intérieur. La beauté, est-ce que c'est l'harmonie ou le désordre complet? Est-ce que c'est l'équilibre entre les deux.
Ce dont je suis sûr c'est qu'il faut pouvoir se fondre dans l'art. Y trouver... S'y trouver. Il faut que chacun puisse se voir, s'entendre, se toucher, il faut savoir troubler les gens.

En attendant je raconte n'importe quoi.

Je suis compliquée, toujours amoureuse, même si tout change, tout tourne, tout bouge et je voudrais arrêter ce mouvement car je ne m'y retrouve plus.

Ce soir, je suis (presque) heureuse.

Posté par nancy my dear à 20:32:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 04 décembre

"Je disais J'ai ou Je n'ai pas, tu m'as appris à dire Je suis"

Op_ra_I

Je suis un peu perdue.

Je suis perdue, j'ai mal, j'ai très mal ou peut-être pas tant que ça. C'est difficile quand le changement pointe le bout de son nez alors qu'on ne l'attendait pas. Mais ça n'est pas parce qu'on souffre qu'on est légitime.

Alors voilà, on aime, on est aimé, depuis presque un an. C'est Beau, c'est Fou, c'est Grand, Grandiose, Magique mais surtout Beau. On ne vit plus qu'à travers l'autre, on se demande même si on a vécu avant l'autre. On a plus rien sauf l'autre, on n'est même plus sûr d'avoir eu autre chose. Bien sûr, vivre dans le Beau c'est oublier le laid.

Mais être amoureux c'est être égoïste... Je ne crois pas ceux qui disent "Je t'aime, je ne veux que ton bonheur". Non, pour moi aimer c'est vouloir son propre bonheur. Et son propre bonheur c'est voir l'autre heureux, à nos côtés. Alors quand l'autre a besoin d'air, c'est difficile. C'est joli de comprendre, mais encore faut-il accepter. Je n'y arrive pas, surplus d'égoïsme ou simple preuve d'amour? Je voudrais être la seule dans les yeux de mon autre, de mon nuage. Je voudrais qu'elle ne puisse vivre sans mon regard pour la sublimer. Je voudrais qu'elle soit dans mon cas. Je voudrais que son Je soit contenu dans le Nous.

Mais non. Car Elle était déjà avant Nous. Moi je n'étais rien. Ma liberté ne se déploie qu'à travers elle. Elle devient nostalgique de son ancienne liberté. Ce n'est pas le nous qui est remis en cause. C'est le Nous fusionnel.
Maintenant pour Elle le Nous nécessite son Je, un tant soit peu individuel.

Je comprends.
Je comprends?

Je n'arrive pas à accepter. Je suis trop amoureuse.

Je suis trop égoïste? Je suis trop exclusive?

Puisqu'à cause de moi elle ne peut plus écrire. Puisque (peut-être) à cause du nous je ne sais plus rien composer.
J'écris n'importe quoi, j'écris mal. Escroquerie spirituelle. Il est si facile pour moi de faire croire que je sais écrire. Il suffit de chercher l'élégance, mais pas plus loin.
Ici le texte est caché derrière l'écran, chantant le texte est derrière ma guitare. Je ne suis pas capable d'écrire un texte qui pourrait être lu sans aucune pudeur. L'auteur qui ose exposer son texte à l'impudeur des lecteurs, l'auteur qui ne sourcille pas devant le regard des autres est celui qui ne se soucie pas seulement de l'élégance.

Enfin.

Posté par nancy my dear à 22:17:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 16 octobre

L'imaginaire pour horizon

IMAG0505

Ça fait longtemps...

Pourtant ce blog était bien parti. Je voudrais qu'il atteigne un an.

C'est un soir gris. Gris? Oui, c'est un soir gris mais je ne sais pas ce qu'est un soir gris. Ce soir est-il gris de lassitude? Gris d'ennui? Gris de tristesse? Non, ce soir n'est pas triste, il n'est rien. Je ne suis pas particulèrement heureuse mais je ne me donne pas la peine d'être triste. Voilà. C'est un soir gris.

Je marche le col relevé dans les quartiers bourgeois. La cigarette au bec et les cheveux qui s'échappent. Pourtant je ne suis rien. Je voudrais être, mais à l'égard de ce qui est nous sommes un néant. Me voilà d'humeur pascalienne. Mais il a raison ce Pascal. Nous ne sommes pas et nous le savons. Alors nous tentons d'oublier. Nous nous levons, nous aimons, nous pleurons, nous détestons, nous faisons l'amour - tout cela pour nous détourner de notre non-existence. Tourner le dos à notre non-existence, c'est ce que nous appellons vivre. C'est si joli de vivre. Tout, néant. De quel côté nous situons nous?

Du côté de ceux qui font l'amour et qui n'ont pas encore 16 ans.
Du côté de l'homme au cheveux verts dont Julien est amoureux.
Du côté des amoureux hétérosexuels.
Du côté de la statue qui semble respirer dans la lumière bleutée, je la vois par la fenêtre.
Du côté de ce qui se meuvent.
Du côté des amoureux homosexuels.
Du côté de ceux qui mentent, car c'est si joli de mentir.
Du côté des amoureux de ceux qui mentent, et heureux d'être les seuls à connaître la prétendue vérité.
Cédric n'existe pas, alors? Cédric n'est qu'une supercherie de deux ans dans laquelle tout le monde évolue?
Je suis heureuse de croire savoir.

Je raconte n'importe quoi.

Un saxophone, un piano, ta peau, j'ai juste besoin de cela pour jouir. Jouir du désespoir dont nous voulons nous détourner. Il est si bon de jouir de la vie, du sacophone, d'une voix, d'un piano, 'cause lady sings the blues so well.

Stop shouting, you make me moody, je suis presqu'heureuse de vivre et de chercher ce qu'est la vie à travers la grâce dénudée de tes baisers, mon Amour.

- Ou comment remplir un article quand on est plongé dans le gris.

Cheers, Darling

Posté par nancy my dear à 20:14:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 25 août

Walking down the streets again, it seems i'm running away with you

J'avais oublié que j'avais un blog... Je viens seulement de m'en souvenir. Et en plus je n'arrive pas à mettre de photos..

J'suis partie trois semaines en Andalousie. C'était beau... Oui, c'est beau, mais mes yeux étaient voilés par l'abscence et le manque, je n'en garde qu'un souvenir flou, loin d'être extraordinaire. Puis j'ai passé deux semaines à côté de la Baule. Elles ont - heureusement - filé comme... Je ne sais pas, qu'est-ce qui pourrait donc filé? Il m'a suffit de fermer les yeux, je crois.

J'ai fini par la retrouver. 6 semaines. 6 semaines où je me suis contentée d'être, sans même chercher à vivre. Je l'ai retrouvée... Les mots s'enfièvrent. Tant. Tourbillon. Faim. Tellement faim d'elle, de ses mots, de sa voix, de sa peau, de son corps, de son odeur, j'ai faim. Je suis dans l'amour jusqu'au cou. Je ne sais respirer que l'air qui coule de sa bouche à la mienne. Heureuse, tellement heureuse. Quelqu'un a déjà-t-il été aussi heureux?

Et puis elle est repartie. J'aurais du partir aussi, mais non. Alors j'attends. Quatre jours, c'est peu - peut-être - , mais toujours la retrouver pour à nouveau la perdre.

Le train a filé sans que je ne puisse accrocher son regard. L'amour perdu dans le wagon, l'amour en route pour la grande dame, Paris, l'amour qui va se perdre dans la foule de Rock en Seine. Sans moi.
J'ai quitté la gare lentement, la cigarette compulsive à la bouche, les larmes refoulées ; mais pourquoi tant de lassitude? Sa veste sur mes épaules et son odeur qui m'étreint. Les rues défilent, étrangent. J'ai regardé un film, "La leçon de piano". Une ombre. Elle revient dimanche. Nous sommes vendredi. J'ai connu pire.

Je l'Aime. Je crois que c'est plus que ça. Je crois que beaucoup de gens trouvent que c'est trop. Je ne crois pas. C'est trop? Beau. J'ai tellement de chance de vivre enfin quelque chose avec une majuscule. Alors j'attends. Encore, toujours, à jamais mon amour je t'attends. Rock en Seine ou pas, Radiohead, pas Radiohead - c'est quand même tellement dommage...

Une nouvelle que j'ai commencé, y'a longtemps, j'écris que des nouvelles j'ai trop peur de me lancer à corps perdu dans autre chose que dans Elle. Même les personnages, je ne peux pas les suivre plus qu'une page, paresse ou peur de se perdre. C'est pratique, une nouvelle, c'est court, on la finit dès qu'on s'implique trop. J'ai donc décidé de la finir, celle-ci.

A bientôt.

Posté par nancy my dear à 20:54:34 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 12 juin

Love will tear us apart, again

niki_de_saint_phalle_2

Mes cours sont finis depuis vendredi midi (mon lycée est centre d'examens, je suis en seconde et donc peinarde ^^). Ça m'a réjouis, avant, maintenant je me dis que 3 mois, c'est bien long, enfin, nous verrons...

Je reviens d'une journée à Paris, une expo sur Los Angeles, très bien, une balade à Montmartre, une autre sur le pont des Arts en passant par les tuileries, des baisers volés à F.  dans le métro, à l'abri des regards - le bonheur. Une photo de la place Niki de Saint-Phalle à Beaubourg, je m'essaie à la retouche, c'est grossier, mais je fais comme je peux.

Mon déménagement est imminnent, le divorce de mes parents avance, j'ai hâte d'atteindre ce soulagement que j'attends tellement. Je ne me sens pas d'humeur poétique ou plutôt je n'en sais rien, je sais pas grand chose, je m'efforce de sourire sans vraiment en avoir envie, pourtant je n'ai pas envie de ne pas sourire - je survole.

Je suis là et je me demande pourquoi est-ce que j'ai cliqué sur "nouvel article", alors je crois que ce "nouvel article" va bientôt se clore...

En dessous, c'est mon Amoureuse, j'ai rendue l'herbe plus verte, c'est mal fait (surtout en haut à droite si vous regardez bien ^^), mais tant pis.

satur__1

Au revoir.

Posté par nancy my dear à 21:19:17 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »