Dessous les pavés, c'est la plage

Paris Montmatre en mobylette, un souffle étoilé dans le dos

jeudi 14 décembre

Le temps passe vide?

Lunettes___Route

Je suis depuis quelques semaines, quelques mois - peut-être même plus... Je suis en panne. En panne de beaucoup de choses.

Je voudrais créer mais il m'est impossible de savoir quoi.
Je voudrais créer mais il m'est difficile de m'extirper du médiocre.
Je veux créer. Elle est bien jolie cette phrase. Mais suffit-il de vouloir pour pouvoir? Suffit-il de s'attacher à ce que l'on voit? L'émotion ne naît-elle que du Beau? Je veux dire, du beau plastique, du beau évident. Faut-il chercher à créer le beau sous-jacent, celui qui émeut sans qu'on puisse l'identifier?

Peut-être suis-je trop dans cela.

Peut-être même que la création demande du travail, de la réflexion, peut-être que même les génies planchent sur une feuille blanche plus de dix minutes. Peut-être qu'il faut la patience, peut-être qu'il ne suffit pas de courir après les idées, peut-être faut-il se faire à l'idée de difficulté.

Enfin.

Je voudrais trouver une manière de mêler l'esprit et le corps. L'émotion et le corps. Non, pas de la danse, je ne sais pas. Je veux mêler des choses qu'il paraît impossible de mêler. Au prime abord. Depuis petite j'ai un rapport particulier avec la musique. Un rapport arithmétique, aussi bizarre que cela puisse me paraître. Sur un rapport de 5, comme les doigts de la main. Quand je m'ennuie écoutant de la musique, je cherche un rapport entre la musique, la phrase musicale et une partie de mon corps, principalement la main ; ou encore avec le décor, les bandes blanches sur l'autoroute, le nombre d'arbres ou le nombre de voitures... Enfin. Je suis peut-être, sûrement totalement inintéressante, mais j'ai besoin de formuler ce dont je viens de prendre conscience, même avec maladresse. Je suis sûre qu'un jour c'est sûr des détails anodins comme ceux-ci que je serai capable de bâtir quelque chose. Beau à l'extérieur, beau à l'intérieur. La beauté, est-ce que c'est l'harmonie ou le désordre complet? Est-ce que c'est l'équilibre entre les deux.
Ce dont je suis sûr c'est qu'il faut pouvoir se fondre dans l'art. Y trouver... S'y trouver. Il faut que chacun puisse se voir, s'entendre, se toucher, il faut savoir troubler les gens.

En attendant je raconte n'importe quoi.

Je suis compliquée, toujours amoureuse, même si tout change, tout tourne, tout bouge et je voudrais arrêter ce mouvement car je ne m'y retrouve plus.

Ce soir, je suis (presque) heureuse.

Posté par nancy my dear à 20:32:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 04 décembre

"Je disais J'ai ou Je n'ai pas, tu m'as appris à dire Je suis"

Op_ra_I

Je suis un peu perdue.

Je suis perdue, j'ai mal, j'ai très mal ou peut-être pas tant que ça. C'est difficile quand le changement pointe le bout de son nez alors qu'on ne l'attendait pas. Mais ça n'est pas parce qu'on souffre qu'on est légitime.

Alors voilà, on aime, on est aimé, depuis presque un an. C'est Beau, c'est Fou, c'est Grand, Grandiose, Magique mais surtout Beau. On ne vit plus qu'à travers l'autre, on se demande même si on a vécu avant l'autre. On a plus rien sauf l'autre, on n'est même plus sûr d'avoir eu autre chose. Bien sûr, vivre dans le Beau c'est oublier le laid.

Mais être amoureux c'est être égoïste... Je ne crois pas ceux qui disent "Je t'aime, je ne veux que ton bonheur". Non, pour moi aimer c'est vouloir son propre bonheur. Et son propre bonheur c'est voir l'autre heureux, à nos côtés. Alors quand l'autre a besoin d'air, c'est difficile. C'est joli de comprendre, mais encore faut-il accepter. Je n'y arrive pas, surplus d'égoïsme ou simple preuve d'amour? Je voudrais être la seule dans les yeux de mon autre, de mon nuage. Je voudrais qu'elle ne puisse vivre sans mon regard pour la sublimer. Je voudrais qu'elle soit dans mon cas. Je voudrais que son Je soit contenu dans le Nous.

Mais non. Car Elle était déjà avant Nous. Moi je n'étais rien. Ma liberté ne se déploie qu'à travers elle. Elle devient nostalgique de son ancienne liberté. Ce n'est pas le nous qui est remis en cause. C'est le Nous fusionnel.
Maintenant pour Elle le Nous nécessite son Je, un tant soit peu individuel.

Je comprends.
Je comprends?

Je n'arrive pas à accepter. Je suis trop amoureuse.

Je suis trop égoïste? Je suis trop exclusive?

Puisqu'à cause de moi elle ne peut plus écrire. Puisque (peut-être) à cause du nous je ne sais plus rien composer.
J'écris n'importe quoi, j'écris mal. Escroquerie spirituelle. Il est si facile pour moi de faire croire que je sais écrire. Il suffit de chercher l'élégance, mais pas plus loin.
Ici le texte est caché derrière l'écran, chantant le texte est derrière ma guitare. Je ne suis pas capable d'écrire un texte qui pourrait être lu sans aucune pudeur. L'auteur qui ose exposer son texte à l'impudeur des lecteurs, l'auteur qui ne sourcille pas devant le regard des autres est celui qui ne se soucie pas seulement de l'élégance.

Enfin.

Posté par nancy my dear à 22:17:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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