<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Dessous les pav&#xe9;s, c&apos;est la plage</title><link>http://nomatter.canalblog.com/</link><description>Paris Montmatre en mobylette, un souffle &#xe9;toil&#xe9; dans le dos</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 28 Aug 2008 23:50:45 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>You go to Juan les Pins!</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/07/12/9904363.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/07/12/9904363.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9904363/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/07/12/9904363.html</guid><description>&lt;p&gt;Juan-les-Pins, la plage, ma guitare, Cosette, le soir qui tombe. Un groupe d&apos;espagnols, de beaux espagnols, beaux et bruyants, de cette langue qui roule coule et chante m&#xea;me. Des bouteilles pleins les mains, il suffit de jouer un peu plus fort pour qu&apos;ils viennent nous rejoindre. Pr&#xe9;sentations : d&apos;abord Miguel, puis Luis, Santi, Luis encore, Jaime, Javier... D&apos;autres noms, je ne me souviens plus. De dond&#xe9; estais? De Madrid, y algunos de Sevilla. Vosotros? De Dijon. Aaaah, la moutarrrde! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&apos;est Santi qui prend la guitare, il joue du flamenco, je le remarque &#xe0; peine, il chante - non, ils chantent, tous en coeur, ils font du bruit, beaucoup, c&apos;est joli, je les regarde - ils sont beaux. Claire part avec Miguel, Cathy avec Luis, je reste avec Julien, et puis les espagnols s&apos;en vont aussi vite qu&apos;ils sont arriv&#xe9;s. Dond&#xe9; vais? Vamos al &amp;quot;Village&amp;quot;, 20€ para entrar. Nous n&apos;allons pas avec eux. Ils sont partis, nous sommes seuls, Julien rit, d&#xe9;pit&#xe9;, un peu. On attends un peu avant de rentrer, que Claire et Cathy quittent leurs espagnols respectifs et reviennent. Ce fut une jolie heure en leur compagnie, berc&#xe9;e par les langues qui se m&#xe9;langent, qui s&apos;entrem&#xea;lent - fran&#xe7;ais, espagnol, anglais.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Gonzalo arrive. Seul. Como te llamas? Gonzalo. J&apos;ai compris Juan-Falo. J&apos;ai trop bu, je me moque. Eres homosexual, Juan-Falo? Huum, you will discover, you will discover - il est p&#xe9;d&#xe9;. Mi amigo Julian es homosexual tambien. Quien kiss you first? Me or Julian? Il ne veut pas r&#xe9;pondre. Je l&apos;embrasse, Julien l&apos;embrasse. Tous &#xe0; la mer. Je mets mon maillot, l&apos;alcool monte, je ris, je cours &#xe0; l&apos;eau, moi si frileuse d&apos;habitude, je cours, je cours, je cours. Julien et Juan-Falo ont froid. Quelles fiottes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cathy arrive avec Luis. Je fais une gaffe, parle d&apos;homosexualit&#xe9;, Juan-Falo est g&#xea;n&#xe9;, Luis l&apos;emb&#xea;te, je l&apos;embrasse pour tenter de tout r&#xe9;parer mais j&apos;ai un peu honte. Nous retrouvons Claire - et Miguel. Juan-Falo nous raccompagne. Nos vamos ma&#xf1;ana, en la playa tambien.&lt;br /&gt;Claire et Cathy ont bais&#xe9;. Je suis un peu triste, j&apos;aurais bien voulu les bras chauds d&apos;un espagnol.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Estamos ma&#xf1;ana. La journ&#xe9;e passe vite. Julien a re&#xe7;u un texto &amp;quot;Julian. C&apos;est Gonzalo. Pardon pour mon attitude de cette nuit. Mes amis ne comprennent pas ma situation. Si tu voulais, on pourrait nous voir, demain. A bient&#xf4;t. Gonzalo&amp;quot;. On rit quand Julien le dit avec l&apos;accent. On rit d&apos;avoir compris &amp;quot;Juan-Falo&amp;quot;. Le soir arrive. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur la plage les espagnols ne nous disent presque pas Bonsoir, pas un buenas noches, rien. On sort la guitare, on joue fort. Toujours rien. On prend des photos, avec le flash, on crie. Path&#xe9;tisme de filles en parade d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e. Ils finissent par comprendre, ou je ne sais pas. Julien &#xe9;tait fatigu&#xe9;, il est parti. Claire retrouve vite Miguel. Luis a fui, cathy est seule. On joue quelques chansons, il y a du vent et beaucoup trop d&apos;alcool. J&apos;essaie d&apos;attirer l&apos;attention de Rafael, number one. Je d&#xe9;chante vite, Miguel me dit que tiene una novia y es fiel. Tant pis, qu&#xe9; lastima.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais plus vraiment comment j&apos;en suis arriv&#xe9; &#xe0; Santi. Il &#xe9;tait trop grand, un peu banal, un peu gauche dans ses habits. Si, j&apos;ai du crier ma date de naissance - l&apos;alcool... - et il s&apos;est retourn&#xe9;. Veinticuatro de noviembre? Qu&#xe9; a&#xf1;o? mil novecientos noventa. Exactamente como yo. No te creo. Show you ID. Amazing! We were born the same day! Il a un joli sourire et Santi, &#xe7;a veut dire Santiago. Il vient de S&#xe9;ville. Je ne sais m&#xea;me plus si nous avons discut&#xe9;.&lt;br /&gt;Nous d&#xe9;cidons de raccompagner Cathy, de poser la guitare, d&apos;aller au &amp;quot;Village&amp;quot; avec eux, 20€ l&apos;entr&#xe9;e, tant pis, pour une fois. Santi vient, je crois que c&apos;est Miguel qui lui a dit. Il m&apos;explique qu&apos;il a una novia, Maria, qu&apos;il est fid&#xe8;le. Dans le m&#xea;me temps, il passe son bras autour de mon cou. Il est grand, tr&#xe8;s grand, un peu gauche dans son grand corps, mais il est doux, il sent bon, il a une jolie voix et un joli sourire, et il joue du flamenco.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous arrivons. Tout va tr&#xe8;s vite, je suis compl&#xe8;tement, mais compl&#xe8;tement bourr&#xe9;e (ce mot est laid). Je l&apos;am&#xe8;ne sur mon lit, sans r&#xe9;fl&#xe9;chir une seconde, il m&apos;allonge, on s&apos;embrasse, il commence &#xe0; me d&#xe9;shabiller. Et l&#xe0; Claire arrive, avec Miguel. Le lit d&apos;&#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. Je suis trop pleine pour r&#xe9;agir. Je ne les entends pas. Le corps de Santi, le grand corps de Santi, son odeur. Il refuse presque de m&apos;embrasser. Nous voil&#xe0; nus, il est assis, je prends son sexe, je le caresse, je l&apos;embrasse. Il r&#xe9;p&#xe8;te un mot, comme &amp;quot;guirron&amp;quot;, je ne sais plus, un mot en &amp;quot;on&amp;quot;, &#xe0; deux syllabes. Je comprends pr&#xe9;servatif. J&apos;en sors un, j&apos;esp&#xe8;re qu&apos;il n&apos;a pas vu le &amp;quot;GAY ECO&amp;quot; &#xe9;crit dessus - forc&#xe9;ment, &#xe0; force de tra&#xee;ner dans les bo&#xee;tes gays de Dijon... Il y a un probl&#xe8;me avec, je ne comprends pas, il en demande un autre, je demande &#xe0; Claire, elle sort de la bouche de Miguel pour m&apos;en donner un. Je ne suis m&#xea;me pas en &#xe9;tat de comprendre que deux autres personnes sont en train de baiser juste &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. Santi le met. Il se masturbe un peu. Je ne sais pas comment dire apr&#xe8;s : il me prend, il entre en moi, il me p&#xe9;n&#xe8;tre. Peut importe, personne ne lit ici. Je n&apos;ai m&#xea;me pas mal, c&apos;est agr&#xe9;able. Il ne veut pas m&apos;embrasser. Il prend mon cou avec ses l&#xe8;vres, y laisse une trace. Je ne sais pas s&apos;il jouit. Pas moi en tout cas. Il s&apos;allonge sur moi, me caresse, me dit qu&apos;il a d&#xe9;j&#xe0; bais&#xe9; une fille il y a une heure, sur la plage. Je suis tellement bourr&#xe9;e, je demande Estoy mejor? Il r&#xe9;pond oui. Jamais je n&apos;aurais os&#xe9; poser cette question. Il se l&#xe8;ve brusquement, demande la salle de bain. Je l&apos;accompagne, nue. Puis je me rhabille. Je vais dans le salon. Miguel fume du shit, Claire le regarde, Julien et Cathy sont l&#xe0; mais je ne sais plus ce qu&apos;ils font, je m&apos;assois contre Santi qui joue de la guitare. Je le prends en photo. Je veux essayer ses chaussures. Je tombe. Ils se moquent - lui et Miguel. J&apos;entends &amp;quot;caer&amp;quot;. Je confonds d&apos;abord avec callar, je demande &amp;quot;you want me to shut up&amp;quot;. Il dit non. Il r&#xe9;p&#xe8;te. Je me souviens avoir dit &amp;quot;ah oui. caer&amp;quot;. Je m&apos;effondre, je me rel&#xe8;ve. Il doivent partir. Je cours dans le lit. Claire les raccompagne pour les faire sortir de la r&#xe9;sidence. Je dors. Je me rel&#xe8;ve. Je vais dans les toilettes pour vomir. Je ne vomis pas. Je m&apos;y endors.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain. Julien ne m&apos;adresse pas la parole. Personne ne me parle de Santi. J&apos;apprendrais le soir que Julien a &#xe9;t&#xe9; choqu&#xe9;. Tout d&apos;abord, parce que j&apos;ai couch&#xe9; avec Santi &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de Claire qui baisait aussi. Je lui dis que je ne m&apos;en rendais pas compte. Il s&apos;en fout. Ensuite, parce que, para&#xee;t-il, je me suis ballad&#xe9;e nue dans l&apos;appartement. Je ne me souviens pas. J&apos;ai un peu honte. Enfin, parce que la fen&#xea;tre &#xe9;tait ouverte, et que du balcon, ils m&apos;ont entendu crier. Fort, para&#xee;t-il. J&apos;ai honte. Mais je ne regrette pas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait la premi&#xe8;re fois - avec un gar&#xe7;on. Je n&apos;ai pas eu mal, je n&apos;ai pas jouit, mais j&apos;ai encore l&apos;odeur, sa voix, son go&#xfb;t, son sourire et &#xe7;a photo. Je trouve &#xe7;a joli une premi&#xe8;re fois avec un espagnol qui joue du flamenco.&lt;br /&gt;Mais c&apos;&#xe9;tait &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de Claire, elle a tout regard&#xe9;, elle m&apos;a m&#xea;me dit qu&apos;elle ne le trouvait pas bien mont&#xe9;. Cette fille est immonde. Je regrette d&apos;avoir trop bu. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais Santi, joueur de flamenco, au grand corps gauche et au joli sourire, n&#xe9; le m&#xea;me jour que mois, &#xe7;a me pla&#xee;t. Beaucoup. Tant pis pour le reste, tant pis s&apos;il ne souriait pas sur la photo.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Julien a appel&#xe9; F. Pour lui dire. Il n&apos;a pas os&#xe9; tout dire. Jusque que j&apos;&#xe9;tais avec un espagnol. Je le hais, il n&apos;avait pas &#xe0; lui dire. C&apos;&#xe9;tait &#xe0; moi de lui dire. C&apos;&#xe9;tait important pour moi d&apos;oser lui dire, une sorte d&apos;acte d&apos;ind&#xe9;pendance. Pas de l&apos;avoir fait ; de lui dire. Il m&apos;a vol&#xe9; cette occasion. Je lui en veux. Je lui ai dit, il s&apos;en fout. Parfaitement. Je ne comprends pas qu&apos;il ait pu sans le moindre scrupule se mettre au milieu de quelque chose qui ne concerne que F. et moi, et encore, parce que je l&apos;ai choisi. C&apos;est tr&#xe8;s laid de sa part.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain, les espagnols &#xe9;taient partis &#xe0; Milan (puis en Gr&#xe8;ce, puis en Espagne &#xe0; nouveau). Ce furent des Lillois. Cette fois, il n&apos;y avait que moi. Il s&apos;appellait Adam, il aimait bien comme je chante, beaucoup m&#xea;me je crois, il &#xe9;tait beau dans le noir, moins le matin quand le soleil s&apos;est lev&#xe9; sur la plage. J&apos;avais bu aussi mais je me souviens mieux. C&apos;&#xe9;tait sa premi&#xe8;re fois. Moi la deuxi&#xe8;me.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Personne ne lira ceci et tant mieux, c&apos;est mal &#xe9;crit et d&#xe9;sordonn&#xe9; mais c&apos;est pour me souvenir, pour remettre de l&apos;ordre, pour comprendre pourquoi j&apos;ai le sentiment que la derni&#xe8;re fois de ma vie que j&apos;aurais vu Julien, c&apos;&#xe9;tait jeudi soir &#xe0; la gare. A cause d&apos;un espagnol.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 Jul 2008 21:11:12 GMT</pubDate></item><item><title>time does not cut deep but cuts most absurdely</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/04/24/8944701.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/04/24/8944701.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8944701/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/04/24/8944701.html</guid><description>&lt;p&gt;Si tu passes ici, j&apos;ai un peu honte, alors je le dis l&#xe2;chement, ici.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du temps du soup&#xe7;on j&apos;ai gard&#xe9; le mot de passe de ta bo&#xee;te mail, celui de ton r&#xe9;pondeur t&#xe9;l&#xe9;phonique.&lt;br /&gt;C&apos;est ainsi que j&apos;ai vu, lu, entendu votre amour, c&apos;est ainsi que le n&#xf4;tre s&apos;est termin&#xe9;.&lt;br /&gt;C&apos;est ainsi qu&apos;aujourd&apos;hui, car la plaie ne doit pas &#xea;tre encore enti&#xe8;rement pans&#xe9;e, je vois que votre fin se profile. Quelques mois encore, tu le sais bien. C&apos;est ainsi qu&apos;aujourd&apos;hui je vois ce que tu n&apos;as jamais os&#xe9; me dire, ce que tu n&apos;oseras jamais puisque tu es la personne la plus l&#xe2;che que j&apos;ai connue : &amp;quot;je fais l&apos;amour avec elle, je l&apos;embrasse, je la d&#xe9;sire, j&apos;en suis amoureuse&amp;quot;.&lt;br /&gt;Peut &#xea;tre que ces mots de ta bouche m&apos;auraient fait perdre ces fameux mots de passe. Enfin, je n&apos;esp&#xe8;re plus.&lt;br /&gt;La seule interrogation qui reste, qui restera, c&apos;est &amp;quot;ai-je touch&#xe9; ton corps ai-je d&#xe9;sir&#xe9; ton corps ai-je &#xe9;treint et mordu tes l&#xe8;vres alors que d&#xe9;j&#xe0; tu la touchais, elle te touchait, peut importe, alors que d&#xe9;j&#xe0; tu lui faisais l&apos;amour?&amp;quot;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La seule chose qui reste. Je m&apos;en veux de garder de toi le reste d&apos;une &#xe9;gratinure, non, j&apos;en veux &#xe0; cette &#xe9;gratinure de n&apos;&#xea;tre pas encore tout &#xe0; fait indolore.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Apr 2008 18:58:50 GMT</pubDate></item><item><title>Between the click of the light and the start of the dream</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/03/18/8374685.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/03/18/8374685.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8374685/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/03/18/8374685.html</guid><description>&lt;p&gt;Aujourd&apos;hui fait partie de ces jours o&#xf9; je me dis &amp;quot;postons quelque chose sur ce blog&amp;quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le myst&#xe8;re reste entier : les derniers articles furent-ils en fin, furent-ils lus? J&apos;aime bien ne pas savoir. En vain, en tout cas, non.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;coute les Concretes. Le concert &#xe9;tait g&#xe9;nial. Le notre, je veux dire. J&apos;&#xe9;coute Arcade Fire aussi. Je suis tellement transcend&#xe9;e par la musique que je ressens le besoin de le crier &#xe0; la face de la terre. Mon Dieu, je sens une pointe de mauvaise foi dans ce que je viens de dire, les anciens tics reviennent. Il est si difficile d&apos;&#xea;tre transparent &#xe0; soi, comment &#xea;tre transparent aux autres? Et pourquoi m&#xea;me vouloir l&apos;&#xea;tre? Est-ce que je voudrais l&apos;&#xea;tre? Est-ce qu&apos;il faut l&apos;&#xea;tre?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Maintenant ce sont les Kills. J&apos;aimerais bien &#xea;tre une Kills. Et savoir &#xe9;crire, ou avoir quelque chose sur quoi &#xe9;crire. Des chansons. On dit qu&apos;il est plus facile d&apos;&#xe9;crire des chansons dans la malheur. Je ne suis pas dans le malheur, mais pourtant c&apos;est faux. Il m&apos;&#xe9;tait plus facile d&apos;&#xe9;crire quand j&apos;&#xe9;tais amoureuse. J&apos;&#xe9;crivais &amp;quot;je t&apos;aime&amp;quot; et tout se d&#xe9;clinait. Je pouvais m&#xea;me faire semblant, &#xe9;crire &amp;quot;je ne t&apos;aime plus&amp;quot;, &#xe9;crire &amp;quot;aime moi encore&amp;quot;. Est-ce que je savais &#xe9;crire ou &#xe9;taient-ce les certitudes? Il n&apos;y a rien de plus&amp;nbsp; beau ni de plus triste &#xe0; la fois que d&apos;&#xea;tre amoureux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;F. s&apos;est excus&#xe9;e, pour la premi&#xe8;re fois. Je crois que ce n&apos;&#xe9;tait rien d&apos;autre qu&apos;une com&#xe9;die, comme celle que je joue tous les jours, ici en particulier. Peut importe, c&apos;&#xe9;tait important. F., si tu m&apos;entends...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toujours les Kills. J&apos;aimerais savoir faire de la musique simpliste mais belle. Il n&apos;y a rien de plus snob que de faire de la bonne musique avec trois pauvres accords. J&apos;adore. Je voudrais faire du sale, du rugueux, du bruyant, du fougueux, du cynique, de la sueur, du rock&apos;n&apos;roll. Peu importent les mots et la po&#xe9;sie. L&apos;&#xe9;nergie, l&apos;&#xe9;nergie, l&apos;&#xe9;nergie. Je voudrais avoir un talent. Et, je vous l&apos;assure, cette phrase est tout ce qu&apos;il y a de plus transparent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&#xc7;a y est, les mots ne coulent plus. Arr&#xea;tons l&#xe0;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A bient&#xf4;t&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 18 Mar 2008 20:00:20 GMT</pubDate></item><item><title>Hit the button and escape.</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/02/13/7939050.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/02/13/7939050.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7939050/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/02/13/7939050.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;coute New Order et me revoil&#xe0;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne pense jamais &#xe0; cet endroit. Je suis simplement tomb&#xe9;e ici en cherchant un moyen d&apos;&#xe9;chapper &#xe0; ma dissertation de philosophie. La n&#xe9;cessit&#xe9; de produire s&apos;oppose-t-elle au d&#xe9;sir de cr&#xe9;er?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;entends le micro onde, je fais r&#xe9;chauffer un plat tout fait, je sais pas faire la cuisine. Il est un peu tard pour manger, peut &#xea;tre, tant pis, je me suis lev&#xe9;e tard, j&apos;ai apport&#xe9; les croissants, le jus d&apos;orange et les Weetos. Idriss, plus tard, &#xe9;crira. C&apos;est une &#xe9;trange image, Idriss qui &#xe9;crit. Et puis je ne le connais m&#xea;me pas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Hier soir - hier nuit plut&#xf4;t - je suis entr&#xe9;e dans un lyc&#xe9;e d&#xe9;saffect&#xe9;. Il y avait des poupons qui tra&#xee;naient dans chaque pi&#xe8;ce. C&apos;est fou comme les gens changent. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mercredi prochain, je fais un concert. Oui, maintenant, c&apos;est moi qui les fait. Coller sa bouche au micro et suer derri&#xe8;re sa guitare. Risible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;(plus tard) Il fait beau aujourd&apos;hui. &#xc7;a me donne juste envie de partir. Partir, partir, partir et vivre. Quoi de plus joli que l&apos;envie de vivre? Je suis sur la bonne voie. J&apos;&#xe9;coute New Order, peut &#xea;tre que je l&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; dit. Je suis addict &#xe0; myspace. Risible? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je pense &#xe0; Julien et Idriss, un peu &#xe0; F&#xe9;licie parfois. Julien et Idriss, &#xe7;a a un c&#xf4;t&#xe9; ing&#xe9;nu et tr&#xe8;s joli. F&#xe9;licie, c&apos;est plus difficile - et puis non, m&#xea;me pas, je le dis juste parce qu&apos;on croirait que c&apos;est difficile. Je suis sans coeur, ou alors c&apos;est juste les romans, les films et les chansons qui disent n&apos;importe quoi. &lt;br /&gt;&amp;quot; Ya no se canta como se cantaba ayer. Ya no se canta &lt;em&gt;sin tu amor me morir&#xe9; &lt;/em&gt;&amp;quot;. &lt;br /&gt;C&apos;est faux, tout &#xe7;a. Le plus dur n&apos;est pas de se relever mais de l&#xe2;cher prise. Le plus dur, c&apos;est de se dire &amp;quot;c&apos;est fini.&amp;quot; Une fois que le mot fin est prononc&#xe9;, le chemin est tr&#xe8;s court. Mais je crois que j&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; dit &#xe7;a. J&apos;ai une f&#xe2;cheuse tendance &#xe0; me r&#xe9;p&#xe9;ter et &#xe0; prendre le risque de para&#xee;tre hant&#xe9;e, d&#xe9;pressive et tortur&#xe9;e ; ce n&apos;est pas du tout le cas. Je suis juste enferm&#xe9;e dans une sorte de cynisme permanent d&#xe8;s qu&apos;il est question de &#xe7;a.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En ai-je assez &#xe9;crit? C&apos;est dr&#xf4;le &#xe0; &#xe9;crire, mais j&apos;ai &#xe0; faire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A bient&#xf4;t.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 13 Feb 2008 14:38:09 GMT</pubDate></item><item><title>He used to be alright. What happened?</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/01/05/7452014.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/01/05/7452014.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7452014/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2008/01/05/7452014.html</guid><description>&lt;p&gt;Waw.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Retomber sur ces pages, c&apos;est une exp&#xe9;rience plut&#xf4;t &#xe9;trange. Je les avais oubli&#xe9;es. Vendues pour essayer de sauver l&apos;amour, puis oubli&#xe9;es.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ils sont &#xe9;tranges tous ces mots, qui se cherchent, qui s&apos;&#xe9;laborent, ils n&apos;ont rien de naturel, il t&#xe9;moignent de ce que je voulais &#xea;tre et para&#xee;tre. Ils sont pu&#xe9;rils, tellement pu&#xe9;rils. Bien s&#xfb;r ils ont quelque chose de charmant. Je ne d&#xe9;plore pas. Je ne suis plus capable d&apos;&#xe9;crire comme &#xe7;a, je veux dire de me forcer &#xe0; &#xe9;crire. Tout cela c&apos;&#xe9;tait il y a un ou deux ans. Maintenant l&apos;amour es mort et ce... besoin de Para&#xee;tre y &#xe9;tait intimement attach&#xe9;. On passe tous par l&#xe0;, n&apos;est-ce pas? Je n&apos;ai jamais aim&#xe9; &#xe9;crire. Jamais vraiment. J&apos;aime juste avoir les yeux sur moi. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais pas s&apos;il faudrait que je recommence. Peut-&#xea;tre serait-ce un moyen pour moi de cr&#xe9;er, peut importe quoi, je ne sais plus cr&#xe9;er. J&apos;ai beau poser un regard sceptique voir moqueur sur ce que j&apos;ai pu faire &#xe0; 15 ans, toujours est-il qu&apos;&#xe0; 15 ans je cr&#xe9;ais.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quand l&apos;amour est mort c&apos;&#xe9;tait moins dur que ce que j&apos;avais imagin&#xe9;. C&apos;&#xe9;tait plut&#xf4;t un soulagement. Le plus grand malheur reste celui de s&apos;accrocher &#xe0; tout prix, je le sais &#xe0; pr&#xe9;sent. Maintenant &#xe7;a va, enfin je ne sais pas trop, je ne pleure jamais, sauf ce matin parce que j&apos;ai rat&#xe9; un concert de Radiohead &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;, d&apos;ailleurs ces larmes m&apos;ont surprises. Je ris, je souris, j&apos;&#xe9;vite de trop penser ou de trop r&#xe9;fl&#xe9;chir. Sinon j&apos;ai l&apos;impression de ne rien faire, de laisser passer ma jeunesse. Alors je ne pense pas. Je ne suis pas malheureuse, vraiment, et je le dis haut et fort, je suis plut&#xf4;t... blas&#xe9;e? Ce n&apos;est pas tout &#xe0; fait le mot. Je me l&#xe8;ve sans trop savoir pourquoi, voil&#xe0; tout. Mais ceci n&apos;a rien d&apos;un &#xe9;tat d&#xe9;pressif.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n&apos;ai plus h&#xe2;te que d&apos;une seule chose : partir. En fin d&apos;ann&#xe9;e j&apos;ai mon bac et je vais tout faire pour partir. Je ne veux plus conna&#xee;tre les m&#xea;mes rues, les m&#xea;mes visages, les m&#xea;mes b&#xe2;timents, les m&#xea;mes voix. Je veux une vie neuve.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je reviendrai s&#xfb;rement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A bient&#xf4;t.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Jan 2008 11:31:11 GMT</pubDate></item><item><title> Hope our luck is never ending</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2007/02/06/3922849.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2007/02/06/3922849.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3922849/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2007/02/06/3922849.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/93/20/81144/10250014.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; alt=&quot;IMGP0830&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/93/20/81144/10250014_p.jpg&quot; width=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors voil&#xe0;, c&apos;est termin&#xe9;. Au moins cela ne d&#xe9;p&#xe9;rira plus, peut-&#xea;tre qu&apos;un jour je reviendrai.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il m&apos;est impossible d&apos;&#xe9;crire ici en ayant la conscience d&apos;&#xea;tre lue par quelqu&apos;un que je connais, m&#xea;me si cette lecture &#xe9;tait volontaire de ma part.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors au revoir, ici c&apos;est fini, tant pis, tant mieux je n&apos;en sais rien - encore.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;F. je t&apos;Aime, envers et contre tout.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au revoir.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Feb 2007 18:33:46 GMT</pubDate></item><item><title>Le temps passe vide?</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/14/3430764.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/14/3430764.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3430764/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/14/3430764.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/55/81144/8895841.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; alt=&quot;Lunettes___Route&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/55/81144/8895841_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis depuis quelques semaines, quelques mois - peut-&#xea;tre m&#xea;me plus... Je suis en panne. En panne de beaucoup de choses.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je voudrais cr&#xe9;er mais il m&apos;est impossible de savoir quoi.&lt;br /&gt;Je voudrais cr&#xe9;er mais il m&apos;est difficile de m&apos;extirper du m&#xe9;diocre.&lt;br /&gt;Je veux cr&#xe9;er. Elle est bien jolie cette phrase. Mais suffit-il de vouloir pour pouvoir? Suffit-il de s&apos;attacher &#xe0; ce que l&apos;on voit? L&apos;&#xe9;motion ne na&#xee;t-elle que du Beau? Je veux dire, du beau plastique, du beau &#xe9;vident. Faut-il chercher &#xe0; cr&#xe9;er le beau sous-jacent, celui qui &#xe9;meut sans qu&apos;on puisse l&apos;identifier?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Peut-&#xea;tre suis-je trop dans cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-&#xea;tre m&#xea;me que la cr&#xe9;ation demande du travail, de la r&#xe9;flexion, peut-&#xea;tre que m&#xea;me les g&#xe9;nies planchent sur une feuille blanche plus de dix minutes. Peut-&#xea;tre qu&apos;il faut la patience, peut-&#xea;tre qu&apos;il ne suffit pas de courir apr&#xe8;s les id&#xe9;es, peut-&#xea;tre faut-il se faire &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de difficult&#xe9;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je voudrais trouver une mani&#xe8;re de m&#xea;ler l&apos;esprit et le corps. L&apos;&#xe9;motion et le corps. Non, pas de la danse, je ne sais pas. Je veux m&#xea;ler des choses qu&apos;il para&#xee;t impossible de m&#xea;ler. Au prime abord. Depuis petite j&apos;ai un rapport particulier avec la musique. Un rapport arithm&#xe9;tique, aussi bizarre que cela puisse me para&#xee;tre. Sur un rapport de 5, comme les doigts de la main. Quand je m&apos;ennuie &#xe9;coutant de la musique, je cherche un rapport entre la musique, la phrase musicale et une partie de mon corps, principalement la main ; ou encore avec le d&#xe9;cor, les bandes blanches sur l&apos;autoroute, le nombre d&apos;arbres ou le nombre de voitures... Enfin. Je suis peut-&#xea;tre, s&#xfb;rement totalement inint&#xe9;ressante, mais j&apos;ai besoin de formuler ce dont je viens de prendre conscience, m&#xea;me avec maladresse. Je suis s&#xfb;re qu&apos;un jour c&apos;est s&#xfb;r des d&#xe9;tails anodins comme ceux-ci que je serai capable de b&#xe2;tir quelque chose. Beau &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur, beau &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur. La beaut&#xe9;, est-ce que c&apos;est l&apos;harmonie ou le d&#xe9;sordre complet? Est-ce que c&apos;est l&apos;&#xe9;quilibre entre les deux.&lt;br /&gt;Ce dont je suis s&#xfb;r c&apos;est qu&apos;il faut pouvoir se fondre dans l&apos;art. Y trouver... S&apos;y trouver. Il faut que chacun puisse se voir, s&apos;entendre, se toucher, il faut savoir troubler les gens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En attendant je raconte n&apos;importe quoi. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis compliqu&#xe9;e, toujours amoureuse, m&#xea;me si tout change, tout tourne, tout bouge et je voudrais arr&#xea;ter ce mouvement car je ne m&apos;y retrouve plus.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce soir, je suis (presque) heureuse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 14 Dec 2006 19:32:04 GMT</pubDate></item><item><title>&quot;Je disais J&apos;ai ou Je n&apos;ai pas, tu m&apos;as appris &#xe0; dire Je suis&quot;</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/04/3343980.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/04/3343980.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3343980/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/12/04/3343980.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/68/81144/8662823.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;120&quot; alt=&quot;Op_ra_I&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/68/81144/8662823_p.jpg&quot; width=&quot;152&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;WIDTH: 152px; HEIGHT: 120px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis un peu perdue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis perdue, j&apos;ai mal, j&apos;ai tr&#xe8;s mal ou peut-&#xea;tre pas tant que &#xe7;a. C&apos;est difficile quand le changement pointe le bout de son nez alors qu&apos;on ne l&apos;attendait pas. Mais &#xe7;a n&apos;est pas parce qu&apos;on souffre qu&apos;on est l&#xe9;gitime.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors voil&#xe0;, on aime, on est aim&#xe9;, depuis presque un an. C&apos;est Beau, c&apos;est Fou, c&apos;est Grand, Grandiose, Magique mais surtout Beau. On ne vit plus qu&apos;&#xe0; travers l&apos;autre, on se demande m&#xea;me si on a v&#xe9;cu avant l&apos;autre. On a plus rien sauf l&apos;autre, on n&apos;est m&#xea;me plus s&#xfb;r d&apos;avoir eu autre chose. Bien s&#xfb;r, vivre dans le Beau c&apos;est oublier le laid.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais &#xea;tre amoureux c&apos;est &#xea;tre &#xe9;go&#xef;ste... Je ne crois pas ceux qui disent &amp;quot;Je t&apos;aime, je ne veux que ton bonheur&amp;quot;. Non, pour moi aimer c&apos;est vouloir son propre bonheur. Et son propre bonheur c&apos;est voir l&apos;autre heureux, &#xe0; nos c&#xf4;t&#xe9;s. Alors quand l&apos;autre a besoin d&apos;air, c&apos;est difficile. C&apos;est joli de comprendre, mais encore faut-il accepter. Je n&apos;y arrive pas, surplus d&apos;&#xe9;go&#xef;sme ou simple preuve d&apos;amour? Je voudrais &#xea;tre la seule dans les yeux de mon autre, de mon nuage. Je voudrais qu&apos;elle ne puisse vivre sans mon regard pour la sublimer. Je voudrais qu&apos;elle soit dans mon cas. Je voudrais que son Je soit contenu dans le Nous.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais non. Car Elle &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; avant Nous. Moi je n&apos;&#xe9;tais rien. Ma libert&#xe9; ne se d&#xe9;ploie qu&apos;&#xe0; travers elle. Elle devient nostalgique de son ancienne libert&#xe9;. Ce n&apos;est pas le nous qui est remis en cause. C&apos;est le Nous fusionnel.&lt;br /&gt;Maintenant pour Elle le Nous n&#xe9;cessite son Je, un tant soit peu individuel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je comprends.&lt;br /&gt;Je comprends?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n&apos;arrive pas &#xe0; accepter. Je suis trop amoureuse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis trop &#xe9;go&#xef;ste? Je suis trop exclusive?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puisqu&apos;&#xe0; cause de moi elle ne peut plus &#xe9;crire. Puisque (peut-&#xea;tre) &#xe0; cause du nous je ne sais plus rien composer.&lt;br /&gt;J&apos;&#xe9;cris n&apos;importe quoi, j&apos;&#xe9;cris mal. Escroquerie spirituelle. Il est si facile pour moi de faire croire que je sais &#xe9;crire. Il suffit de chercher l&apos;&#xe9;l&#xe9;gance, mais pas plus loin.&lt;br /&gt;Ici le texte est cach&#xe9; derri&#xe8;re l&apos;&#xe9;cran, chantant le texte est derri&#xe8;re ma guitare. Je ne suis pas capable d&apos;&#xe9;crire un texte qui pourrait &#xea;tre lu sans aucune pudeur. L&apos;auteur qui ose exposer son texte &#xe0; l&apos;impudeur des lecteurs, l&apos;auteur qui ne sourcille pas devant le regard des autres est celui qui ne se soucie pas seulement de l&apos;&#xe9;l&#xe9;gance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 04 Dec 2006 21:17:40 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;imaginaire pour horizon</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/10/16/2923459.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/10/16/2923459.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2923459/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/10/16/2923459.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/42/81144/7507839.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/14/03/81144/7508345.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; alt=&quot;IMAG0505&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/14/03/81144/7508345_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&#xc7;a fait longtemps...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourtant ce blog &#xe9;tait bien parti. Je voudrais qu&apos;il atteigne un an.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&apos;est un soir gris. Gris? Oui, c&apos;est un soir gris mais je ne sais pas ce qu&apos;est un soir gris. Ce soir est-il gris de lassitude? Gris d&apos;ennui? Gris de tristesse? Non, ce soir n&apos;est pas triste, il n&apos;est rien. Je ne suis pas particul&#xe8;rement heureuse mais je ne me donne pas la peine d&apos;&#xea;tre triste. Voil&#xe0;. C&apos;est un soir gris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je marche le col relev&#xe9; dans les quartiers bourgeois. La cigarette au bec et les cheveux qui s&apos;&#xe9;chappent. Pourtant je ne suis rien. Je voudrais &#xea;tre, mais &#xe0; l&apos;&#xe9;gard de ce qui est nous sommes un n&#xe9;ant. Me voil&#xe0; d&apos;humeur pascalienne. Mais il a raison ce Pascal. Nous ne sommes pas et nous le savons. Alors nous tentons d&apos;oublier. Nous nous levons, nous aimons, nous pleurons, nous d&#xe9;testons, nous faisons l&apos;amour - tout cela pour nous d&#xe9;tourner de notre non-existence. Tourner le dos &#xe0; notre non-existence, c&apos;est ce que nous appellons vivre. C&apos;est si joli de vivre. Tout, n&#xe9;ant. De quel c&#xf4;t&#xe9; nous situons nous?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; de ceux qui font l&apos;amour et qui n&apos;ont pas encore 16 ans.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;homme au cheveux verts dont Julien est amoureux.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; des amoureux h&#xe9;t&#xe9;rosexuels.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; de la statue qui semble respirer dans la lumi&#xe8;re bleut&#xe9;e, je la vois par la fen&#xea;tre.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; de ce qui se meuvent.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; des amoureux homosexuels.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; de ceux qui mentent, car c&apos;est si joli de mentir.&lt;br /&gt;Du c&#xf4;t&#xe9; des amoureux de ceux qui mentent, et heureux d&apos;&#xea;tre les seuls &#xe0; conna&#xee;tre la pr&#xe9;tendue v&#xe9;rit&#xe9;.&lt;br /&gt;C&#xe9;dric n&apos;existe pas, alors? C&#xe9;dric n&apos;est qu&apos;une supercherie de deux ans dans laquelle tout le monde &#xe9;volue?&lt;br /&gt;Je suis heureuse de croire savoir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je raconte n&apos;importe quoi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un saxophone, un piano, ta peau, j&apos;ai juste besoin de cela pour jouir. Jouir du d&#xe9;sespoir dont nous voulons nous d&#xe9;tourner. Il est si bon de jouir de la vie, du sacophone, d&apos;une voix, d&apos;un piano, &apos;cause lady sings the blues so well.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Stop shouting, you make me moody, je suis presqu&apos;heureuse de vivre et de chercher ce qu&apos;est la vie &#xe0; travers la gr&#xe2;ce d&#xe9;nud&#xe9;e de tes baisers, mon Amour.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;- Ou comment remplir un article quand on est plong&#xe9; dans le gris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cheers, Darling&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Oct 2006 18:14:49 GMT</pubDate></item><item><title>Walking down the streets again, it seems i&apos;m running away with you</title><dc:creator>nancy my dear</dc:creator><link>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/08/25/2538631.html</link><comments>http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/08/25/2538631.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://nomatter.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2538631/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://nomatter.canalblog.com/archives/2006/08/25/2538631.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;avais oubli&#xe9; que j&apos;avais un blog... Je viens seulement de m&apos;en souvenir. Et en plus je n&apos;arrive pas &#xe0; mettre de photos..&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;suis partie trois semaines en Andalousie. C&apos;&#xe9;tait beau... Oui, c&apos;est beau, mais mes yeux &#xe9;taient voil&#xe9;s par l&apos;abscence et le manque, je n&apos;en garde qu&apos;un souvenir flou, loin d&apos;&#xea;tre extraordinaire. Puis j&apos;ai pass&#xe9; deux semaines &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la Baule. Elles ont - heureusement - fil&#xe9; comme... Je ne sais pas, qu&apos;est-ce qui pourrait donc fil&#xe9;? Il m&apos;a suffit de fermer les yeux, je crois.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J&apos;ai fini par la retrouver. 6 semaines. 6 semaines o&#xf9; je me suis content&#xe9;e d&apos;&#xea;tre, sans m&#xea;me chercher &#xe0; vivre. Je l&apos;ai retrouv&#xe9;e... Les mots s&apos;enfi&#xe8;vrent. Tant. Tourbillon. Faim. Tellement faim d&apos;elle, de ses mots, de sa voix, de sa peau, de son corps, de son odeur, j&apos;ai faim. Je suis dans l&apos;amour jusqu&apos;au cou. Je ne sais respirer que l&apos;air qui coule de sa bouche &#xe0; la mienne. Heureuse, tellement heureuse. Quelqu&apos;un a d&#xe9;j&#xe0;-t-il &#xe9;t&#xe9; aussi heureux?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et puis elle est repartie. J&apos;aurais du partir aussi, mais non. Alors j&apos;attends. Quatre jours, c&apos;est peu - peut-&#xea;tre - , mais toujours la retrouver pour &#xe0; nouveau la perdre. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le train a fil&#xe9; sans que je ne puisse accrocher son regard. L&apos;amour perdu dans le wagon, l&apos;amour en route pour la grande dame, Paris, l&apos;amour qui va se perdre dans la foule de Rock en Seine. Sans moi.&lt;br /&gt;J&apos;ai quitt&#xe9; la gare lentement, la cigarette compulsive &#xe0; la bouche, les larmes refoul&#xe9;es ; mais pourquoi tant de lassitude? Sa veste sur mes &#xe9;paules et son odeur qui m&apos;&#xe9;treint. Les rues d&#xe9;filent, &#xe9;trangent. J&apos;ai regard&#xe9; un film, &amp;quot;La le&#xe7;on de piano&amp;quot;. Une ombre. Elle revient dimanche. Nous sommes vendredi. J&apos;ai connu pire. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je l&apos;Aime. Je crois que c&apos;est plus que &#xe7;a. Je crois que beaucoup de gens trouvent que c&apos;est trop. Je ne crois pas. C&apos;est trop? Beau. J&apos;ai tellement de chance de vivre enfin quelque chose avec une majuscule. Alors j&apos;attends. Encore, toujours, &#xe0; jamais mon amour je t&apos;attends. Rock en Seine ou pas, Radiohead, pas Radiohead - c&apos;est quand m&#xea;me tellement dommage...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une nouvelle que j&apos;ai commenc&#xe9;, y&apos;a longtemps, j&apos;&#xe9;cris que des nouvelles j&apos;ai trop peur de me lancer &#xe0; corps perdu dans autre chose que dans Elle. M&#xea;me les personnages, je ne peux pas les suivre plus qu&apos;une page, paresse ou peur de se perdre. C&apos;est pratique, une nouvelle, c&apos;est court, on la finit d&#xe8;s qu&apos;on s&apos;implique trop. J&apos;ai donc d&#xe9;cid&#xe9; de la finir, celle-ci.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A bient&#xf4;t.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Aug 2006 18:54:34 GMT</pubDate></item></channel></rss>