lundi 12 juin
Love will tear us apart, again
Mes cours sont finis depuis vendredi midi (mon lycée est centre d'examens, je suis en seconde et donc peinarde ^^). Ça m'a réjouis, avant, maintenant je me dis que 3 mois, c'est bien long, enfin, nous verrons...
Je reviens d'une journée à Paris, une expo sur Los Angeles, très bien, une balade à Montmartre, une autre sur le pont des Arts en passant par les tuileries, des baisers volés à F. dans le métro, à l'abri des regards - le bonheur. Une photo de la place Niki de Saint-Phalle à Beaubourg, je m'essaie à la retouche, c'est grossier, mais je fais comme je peux.
Mon déménagement est imminnent, le divorce de mes parents avance, j'ai hâte d'atteindre ce soulagement que j'attends tellement. Je ne me sens pas d'humeur poétique ou plutôt je n'en sais rien, je sais pas grand chose, je m'efforce de sourire sans vraiment en avoir envie, pourtant je n'ai pas envie de ne pas sourire - je survole.
Je suis là et je me demande pourquoi est-ce que j'ai cliqué sur "nouvel article", alors je crois que ce "nouvel article" va bientôt se clore...
En dessous, c'est mon Amoureuse, j'ai rendue l'herbe plus verte, c'est mal fait (surtout en haut à droite si vous regardez bien ^^), mais tant pis.
Au revoir.
jeudi 25 mai
J'aime les eaux ténébreuses de tes yeux libertins.
Han la photo de jeune rebelle! "This is Rock'n'roll", je crois que le rock'n'roll devient de plus en plus image. Enfin, trêve de critiques implicites, je suis la première à aimer l'image "sex drugs and rock'n'roll" et à admirer les icônes rock du style Doherty qui ne font même plus de bonne musique. (ah, il est loin, le temps des Libertines...)
J'arrive plus trop à écrire en ce moment, ni chansons ni autres choses, les mots viennent pas, je vais me mettre à chanter en yaourt (j'suis pas sûre que ça soit ça l'vrai mot ^^). Heureusement il y a F. pour écrire. On se complète. C'est parfait, vive la perfection.
J'ai plus de chambre, on est en train de la refaire, c'est insupportable. Je me rends compte à quel point j'aime être seule. Avec mon esprit.
"Son odeur est tatouée sur ma peau et ses baisers ont marqué mes lèvres au fer rouge. Si j'ai une âme, elle n'est qu'un morceau de la sienne ; si j'ai une ombre elle en est la portée. Si je suis belle, c'est son regard qui me sublime. Si je suis douce, ce sont tes caresses qui polissent le grain de ma peau noire. Si ma voix s'envole, c'est parce que ses mots en sont les ailes. Si je resplendis, c'est par la beauté que je lui trouve. Si je pleure, mes sanglots résonnent de notre Amour et mes larmes éprises de ses mains coulent pour être recueillies. Si je suis, c'est parce qu'elle est. C'est pas compliqué. Si Elle n'est plus, alors "Je" n'est plus le même. "Je" ne sourit plus, "Je" ne brille plus. Mais Elle est. C'est rare d'être à ce point la source d'un Je. Je est le masque et Elle l'acteur. Je est le corps et Elle le charme, la grâce, l'élégance, la sensualité. Je est le parfum, Elle la saveur. Je est pour être aimé d'Elle. Puisque sans Elle, pas de Je. L'amour, si grand, tient pourtant dans nos promesses enlacées, nos baisers envolés."
And I don't know why....
dimanche 07 mai
Boris Vian, ça s'écrit à la trompette
Délaissé, ce blog même s'il peut déjà s'estimer heureux de durer...
Je lis les autres blogs sans souvent y laisser de trace - que dire quand tout est dit, ou quand on ne sait pas quoi dire? Je préfère me taire, par paresse de trouver de jolis mots probablement. Ou peut-être que j'aime être discrète ; je n'en suis pas sûre.
En ce moment il fait presque beau, le ciel hésite et les jours oscillent entre pluie et beau temps, entre chaleur et fraîcheur. Ce soir le ciel est enfin bleu mais je ne sors pas...
J'ai perdu les suites pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach, c'est une véritable catastrophe, il me faut absolument les écouter. Et sinon, je lis beaucoup en ce moment, j'ai récemment lu Huis Clos de Sartre, suivi de Les Mouches. Ces deux pièces de théatre m'ont totalement emballé, surtout Huis Clos, cette pièce est génial, vraiment, magnifique ; je voudrais la voir représentée...
J'ai aussi entrepris de relire tout les Nothomb dans l'odre, pour me faire une meilleure idée de l'évolution de son écriture. En fait, l'année dernière, après avoir lu par hasard Stupeur et Tremblements, qui m'a plus, j'ai décidé d'en lire un autre, qui a été Cosmétique de l'ennemi. Ce bouquin est tout simplement génial, avec Hygiène de l'Assassin le meilleur de Nothomb selon moi. Après ce livre, véritable engouement - je les ai tous acheté et tous lu, tellement vite qu'à part une délicieuse impression il ne m'en reste presque rien. J'entreprends donc de les relire, j'en suis à Mercure. Ses livres récents n'ont plus la saveur des précédents, j'ai détesté Acide Sulfurique qui m'a beaucoup déçu...
Il faut aussi que je lise "En attendant Godot" de Samuel Beckett. Oui, je me mets au théatre.
Voilà, je parle littérature car en ce moment rien ne m'inspire, veuillez m'excuser si mes blabla vous ennuient.
(j'ai pas réussi à choisir entre les deux photos, mais je préfère celle du haut, forcément c'est moi qui ait fait la clé de sol sur sa joue (oui, bon c'est mal fait, et alors?))
samedi 29 avril
T'es si belle quand tu dors...
(photo prise en vacances)
J'étais en vacances, alors les articles se font rares. Six mois qu'il existe ce blog, je n'en reviens pas, je crois que je n'avais jamais dépassé les dix jours ^^
Je suis donc rentrée, le bonheur de retrouvé F. a vite était remplacé par une grosse dispute, la plus grosse depuis les cinq mois qu'on est ensemble en fait. D'habitude, il suffit d'un coup de téléphone, d'une larme pour que tout soit oublié, cette fois-ci cela n'a pas marché, pas du premier coup. Il se trouve que je suis quelqu'un de très lâche, alors pour éviter les obstacles, sans réellement mentir, je cache des choses, oh! elles sont a priori insignifiantes, mais il suffit que j'en lâche une pour que les autres sortent, et qu'elles ne le soient plus. J'avais en fait prévu d'aller au concert d'Emilie Simon avec C., une ancienne très très bonne amie de F. Leur relation les a beaucoup détruites l'une et l'autre, alors à présent...
Voilà, je ne l'avais pas dit à F. et elle comptait m'inviter à ce concert, bien sûr cette révélation a été suivie d'autres, ça ne lui a pas plus. Ça a l'air vraiment débile, mais elle m'en a beaucoup voulu, et comme je ne comprenais pas pourquoi je lui ai voulu de m'en vouloir. (désolée, ce sont vraiment des petits tourments adolescents, tant pis.) Les disputes avec elle, aussi courtes soient-elles, m'affectent beaucoup, même si je sais qu'une heure plus tard nous serons à nouveau en train de faire assaut d'amour et de sourires. Je pleure très facilement. J'ai très peur de la perdre. La décevoir, c'est encore pire.
On a fini par se réconcilier. J'ai peur que pour elle, quelque chose aie changé... Bref. Le soir même de notre réconciliation... charnelle, on s'est rendues à une fête. Il y a un bout de temps, elle m'a dit que jamais elle me laisserait me droguer, qu'elle même aurait jamais du commencer. Reflexe de protection, parait-il... Oui mais moi, je suis une adolescente-rebelle-et-curieuse-totalement-inconsciente-des-risques alors, l'espace d'un instant, j'ai été tentée... J'ai voulu essayer, elle a deviné ce que j'allais faire aux toilettes. Je lui ai rendu, j'étais un peu bourrée, j'ai un tellement peur de sa réaction que j'ai essayé comme une débile de mettre la faute sur un copain "non mais j'essayais de l'empêcher d'en prendre", c'est puéril, débile, débile, débile.
Elle a voulu entendre de ma propre voix ce qui s'était passé. J'ai eu peur - prononcer le mot "coke" devant elle, j'arrive pas, désolée, j'avais trop peur de ses reproches -, alors je me suis obstinée à lui répondre "je sais pas", "rien du tout". Si peu de sincérité l'a attristé. Elle a essayé à plusieurs reprises pour se frotter à un refus que je savais pertinament être débile. Mais j'avais peur. Quand elle a laissé tomber, je me suis isolée, j'ai pleuré. Une heure plus tard, sur les conseils d'un ami, je lui ai tout dit, que j'avais envie d'essayer, que je m'en voulais de réagir comme ça, que je l'aimais que je l'aimais, que je ne voulais pas qu'elle aie l'impression que je tentais de tout saboter. Quand elle m'a dit "C'est le début de la fin?", ça m'a achevé. Cela l'a achevé aussi. On en a plus reparlé. Elle a fini par me sourire. C'était oublié. Je ne lui mentirai plus.
Voilà, c'est un article ridicule. Arriverai-je un jour à écrire à quel point je l'Aime?
J'avais écrit le début d'une nouvelle, j'ai repris depuis hier. Voilà.
A bientôt.
mardi 04 avril
Sur mon désir, sur tes promesses, crachons, veux-tu bien...
Mon lycée a été bloqué, par désoeuvrement, par feignantise, par bêtise adolescente j'ai même presque participé au bloquage, alors que mon avis sur le CPE n'est pas vraiment fixé...
Sur le principe, je suis contre, symboliquement ; pouvoir se faire virer du jour au lendemain, sans motif est un droit qui va à l'encontre des principes fondamentaux de la justice et de la démocratie. C'est également la porte grande ouverte à des abus de la part des employeurs qui se chargent des emplois sans besoin de formation (genre caissière, "technicienne de surface", etc...)
Après, en pratique... Malgré tous les désavantages et inconvénients du CPE, peut-être, sûrement cette réforme réussirait-elle à créer des emplois. J'en sais rien en fait, peut-être faudrait-il la mettre à l'essai? Et puis, on ne parle jamais des autres articles de la loi sur l'égalité des chances (en fait je ne sais absolument pas en quoi ils consistent, franchement ça m'intéresse pas plus que ça). J'pense que le CPE est surtout un prétexte à démontrer le désaccord entre une grande partie des français (notamment des jeunes) plus qu'une vraie réforme révoltante qui mérite tout ce bazar... Donc voilà, j'ai un avis mitigé, oscillant pour le contre tout de même.
J'trouve ça drôle de parler sérieusement comme ça, c'est pas vraiment dans mes habitudes.
Voilà, sinon, puisqu'il me faut bien raconter ma vie quand même, je suis bizarre ces derniers temps. J'ai de réelles crises d'euphorie, de débilité, je ne peux pas m'arrêter de rire, je suis chiante-chiante-chiante, c'est insupportable pour les autres, ils me le disent, j'arrive pas à leur faire comprendre que moi même je m'insupporte, que je n'ai pas envie de rire, que c'est juste nerveux... Alors, je finis par fondre en larmes d'impuissance, personne ne comprend rien, je pleure en riant, je ris en pleurant, les sanglots se confondent avec les éclats de rire... Ça m'est arriver trois fois en quelques mois, c'est vraiment bizarre, j'sais pas pourquoi je "craque" comme ça, tout d'un coup. F m'a dit qu'elle aimait cette part de mystère en moi, cette fragilité incandescente qui se cache mal, elle me dit que je suis belle quand je pleure car je suis vulnérable à ses yeux, parce que c'est une partie de moi d'habitude est enfouie. Ça m'a presque fait plaisir... Mais je n'aime pas qu'on me regarde pleurer.
(le montage est moche, mais les photos j'les aime bien ^^)
mercredi 22 mars
Laisse moi parcourir encore ton céleste corps
Alors, le théatre... C'était bien, vraiment très bien, vraiment...
C'est tiré donc du roman du même nom de Laurent Gaudé, dans lequel les personnages (il y en a douze) monolguent l'un après l'autre, chacun leur tour. La pièce n'a pas du tout adapté le roman, les personnages y prennent donc la parole l'un après l'autre, pour des tirades de plus de dix minutes parfois, mais il n'y a jamais d'interaction entre eux, ni de véritable jeu scénique. Au début, cela paraît assez étrange, cela pourrait même lasser, mais il faut se laisser bercer par ces doux mots presque monotones...
C'est une pièce sur la guerre des tranchées où plusieurs histoires se superposent : un soldat en permission, un régiment dans les tranchées donnant l'assaut, un blessé qui pendant les deux heures et demi de la pièce nous conte son éternel combat pour sortir du trou d'obus dans lequel il s'est terré, pour finalement mourir gazé, deux soldats partant à la recherche de "l'homme cochon", sorte d'homme-animal, peut-être un soldat fou qui hante le no man's land et effraie par ses cris inhumains les poilus tentant de dormir... C'est une pièce vraiment dure. Certains acteurs, déclamant leur texte, ont même pleuré ; leurs larmes furent les gouttes d'eau qui firent déborder mes yeux, imaginez une larme coulant doucement le long d'une joue presque impassible... C'était tellement bien écrit, poignant, bouleversant même, tant de justesse alors que l'auteur n'a rien vécu de ces horreurs. Je crois que j'ai bien aimé pleurer au théatre.
C'est hier soir, encore sous le choc, sous cette chappe de plomb qui s'est abbatue sur mon esprit, que j'aurais du écrire cela, mais j'étais un vrai zombie. C'est épuisant, lessivant ce genre de pièce, ce genre de texte qui s'en prend à vos tripes plus qu'à votre coeur. La mise en scène était originale, la scène -ou le semblant de scène- était entourée de projecteurs. les acteurs avaient une position assignée qu'ils ne quittaient que pour parler... Chaque mort était annoncée par une chanson d'opéra, un bras qui se lève, puis tout d'un coup, un corps qui s'effondre... Cette idée était géniale. C'était la mise en scène d'une douce descente vers les enfers et les bas-fond de l'horreur, de la folie où tous sombrent peu à peu. C'est comme si le corps et l'esprit, par la démence, préféraient se cacher du monde, intaller un mince brouillard, dernier rempart ; la mort ne peut sciemment être regardée en face trop longtemps. La folie devient alors la dernière évidence...
J'ai aimé cette pièce.
mardi 21 mars
Le bonheur sera-t-il au complet? incomplet?
Ce soir, je vais au théatre, voir Cris de Laurent Gaudé, mis en scène par Stanislas Nordey. Voilà, je ne sais pas vraiment ce que je vais voir, ni pourquoi, mais j'y vais, et nous verrons... J'aime bien le théatre, mais il me semble connaître ce domaine encore moins que tous les autres. J'y suis allée seulement deux fois, pour deux pièces de Shakespeare : Le Conte d'Hiver et Roméo et Juliette, je crois que là cette pièce change totalement de registre. Il paraît que la mise en scène est très moderne et suprenante, encore une fois, nous verrons... J'y vais parce que j'ai assisté un peu par hasard à la lecture par Laurent Gaudé lui-même de la nouvelle qui a inspiré la pièce, j'ai bien aimé la manière dont il la lisait, peut être plus que la nouvelle elle-même ; il y mettait beaucoup de fougue, de force, il dégageait parfois de la hargne, parfois une certaine douceur... J'y vais avec F., bien entendu.
Je vais également au concert de Louise Attaque jeudi, à celui de Dionysos le 6 avril, je suis vraiment contente, j'aime vraiment, vraiment les concerts... L'impression que la foule dont on fait partie n'est plus qu'une énorme masse compacte et impersonnelle dans laquelle on se complait, tous ces regards tournés au même endroit, ces respirations retenues en même temps : oui la foule a une vie propre et un seul cerveau dont les décisions sont dictés par l'artiste sur scène. Un bon artiste de scène doit être capable de donner cette unité au public auquel il se donne, non? J'aime aussi tout cet épuisement que l'on finit par oublier, comme la chaleur, la transpiration collective, cette sensualité de la foule aussi - tous ces petits riens qui se conjuguent au singulier comme au pluriel, qui tendent tous à une douce euphorie... Dans un concert je ne pense plus qu'à la musique, tout s'oublie. Parfois, au début, quand on a besoin de crier un bon coup, on est content de le faire, de gueule "putain putain de putain d'ta mère fuck la terre entière" et puis on oublie, puisque qu'on devient la foule, cette masse sans souvenirs et sans mémoire, sans antécédents qui ne peut plus s'imprégner que du moment présent. On ne laisse pas ses soucis au vestiaires, on les oublie dans le mouvement, sans s'en apercevoir, pour les retrouver en même temps que l'équilibre et la fraîcheur...
Hier, c'était le printemps ; c'est tellement agréable de sentir une brise courir sur sa peau, et tout d'un coup, de se rendre compte que, oh! Ce souffle ne fait pas frissonner, il est doux - pas chaud non, n'exagérons rien - mais il est doux! Le ciel qui étend timidement ses ailes bleutés, le soleil qui fait une percée à travers des nuages qui ne semblent pas avoir envie de pleuvoir... Les gens dans la rue, les même que ceux que l'ont trouve si laids et si insignifiants, ont laissé tomber leurs manteaux, alors pour une fois on s'autorise à les regarder, à leur sourire ; le printemps est là, le froid qui fut si long semble bel et bien être resté en hiver. J'ai ressorti mon vélo ce matin, je n'ai eu ni froid aux mains ni aux oreilles, ma veste était ouverte, ma chemise bouffait sous l'effet du vent de la vitesse - c'est tellement, tellement agréable... J'ai eu le sourire toute la journée - un peu de fraîcheur, le printemps est enfin là, sous le soleil on peut peut-être s'autoriser à être heureux, non? Rien qu'un peu...
Je suis de vraie bonne humeur, attention ça m'arrive peut-être un peu trop souvent en ce moment... Je vais sûrement faire la fête de la musique cette année, avec F. Ah, et j'ai aussi fumé une Gauloise sans filtre, il paraît que ça fait "Jean Gabin" et "Albert Camus" ; en tout cas c'était dégueulasse ^^
C'est peut-être tout et déjà pas mal, je me surpasse, je vais relire, mais j'ai l'impression de bien aimer cet article :)
dimanche 12 mars
J'ai marché au beau milieu de ces putains de pavés.
J'ai passé, vendredi et samedi, deux journées de plénitude, vraiment, cela faisait très longtemps... Le genre de journée qui, au moment du coucher, vous laisse ignorant de ce qui l'a fait si belle. Extraordinaires, ces deux jours? Même pas. Ils sont passés, doux comme deux soupirs, je cherche toujours ce qui a fait mon sourire pendant ces heures.
Non, ça ne pouvait pas durer... Grosse embrouille entre mes parents hier soir, bien sûre, énorme embrouille, je ne compte pas m'apesantir dessus ; mais vivement, vivement qu'ils soient séparés. Est-ce bizarre de dire ça?
J'ai l'impression d'avoir de la chance, énormément, énormément de chance... Je vis une relation "possessive, exclusive, intense, magnifique, sexuelle, sensuelle, féminine, urabaine, excitante, palpitante", selon ses propres mots...Elle a oublié excessive. "Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout", disait Prévert... Je ne suis plus (vraiment) une enfant ; pourtant je n'ai que quinze ans...
Quinze ans, est-ce un âges pour les amours sérieuses? Est-ce un âge pour les belles phrases? A quinze ans, le lit-on pas parce que "ça le fait", n'écrit-t-on pas, ne chante-t-on pas pour les même raisons? Pff, les doutes sont des sacrés incrustes même pas foutus de prévenir, de frapper à la porte avant d'entrer. Tout ce dont je suis sûre, c'est qui si F. écrit pour ces raisons, si elle se balade avec un livre dans la poche arrière par tous les temps, si F. triche, elle a tout de même du talent, putain, un sacré talent. Si vous saviez comme je suis fière de me promener au bras d'une écrivaine, d'une muse aux jolis mots, d'une poète, une vraie... La poésie? "Un mot qui rencontre un autre pour la première fois". C'est vrai, c'est tellement vrai...
A bientôt
mardi 07 mars
Dis, est-ce que c'est oui?
Un article, mais pour quoi dire?
Un autre jour, nous verrons.
dimanche 05 mars
Les pieds dans la neige
" Je vous en prie, attendez l'été, les fleurs fleuries pour me quitter..."
[ Exit Music - Radiohead ]
Je suis nauséeuse, j'ai un vide dans le ventre - Je me remets à peine d'une soirée comme toutes ces autres, une soirée enivrante et enivrée, enfumée et musicale... Une soirée où tout le mnde vient pour se perdre, pour pouvoir se rouler par terre avec une bonne excuse. Une soirée où les guitares rassemblent tout le monde à la fin, mais où elles sonnent mal car les doigts sont ankylosés. Dehors, la neige, la neige, trop de neige ; une soirée au chaud dans le froid, dans un cocon ouaté et douillet... Il y avait F., j'ai vraiment passé une bonne soirée, pourtant aujourd'hui...
Ce matin j'ai marché la guitare sous le bras pendant une heure et demi, dans la neige presque jusqu'aux genoux, sans vraiment m'en rendre compte, je me laissais porter. J'ai à présent comme un arrière goût amer dans la bouche, une question qui se refoule ; à quoi bon tout ça? Ne sommes-nous pas juste des petits cons, oui, rien qu'un tas de petits cons venus là juste dans le but de se "bourrer la gueule" et parfois de se droguer? C'est ce malaise qui m'a pris, j'ai une envie de vomir fictive, je me sens mal et pourtant je sais que je n'ai rien. C'est toujours comme ça. Pourquoi? J'ai vraiment passé une bonne soirée, une bonne nuit, un bon réveil...
J'ai faim, mais je ne sais pas de quoi... Je mange sans arriver à remplir ce creux dans le ventre qui me poursuit depuis ce matin... Demain tout ira mieux.
Sinon, j'ai vu "Hell", qui m'a beaucoup déçu par rapport au livre, je n'aime pas Sara Forestier, je voyais une Hell plus virtuose, plus hautaine, moins adolescente... Et en photo, c'est moi, mais on ne me voit pas ^^




